Il s’agit d’initier les doctorant-es à l’observation en sciences sociales, qui consiste à être le témoin des comportements sociaux d’individus ou de groupes dans les lieux mêmes de leurs activités ou de leur résidence, sans en modifier le déroulement ordinaire, en vue de mettre au jour, d’étudier et de comprendre la complexité des pratiques et des situations sociales  les plus « ordinaires », circonscrites dans l’espace et dans le temps, mais aussi de restituer les logiques qui les orientent, ainsi que les ressources que les acteur-rices mobilisent. Elle suppose une immersion de longue durée de l’enquêteur-rice dans le milieu enquêté. Elle implique de délimiter un terrain adapté aux objectifs de l’enquête et aux hypothèses de recherche, mais aussi de négocier l’accès à ce terrain auprès des acteur-rices. Lors d’une telle enquête ethnographique, des entretiens sont souvent utilisés en plus des observations, l’ethnographe se donnant ainsi les moyens de contrôler ses données, dans un va-et-vient permanent entre théorie et empirie, fabrication des données et fabrication des hypothèses, exploitation des données et exploitation des hypothèses.


Il s’agit d’apprendre aux doctorant-es à utiliser cet outil méthodologique de recherche en sciences sociales qu’est le questionnaire d’enquête. Cet outil, qui comporte un ensemble de questions qui s’enchaînent de manière structurée, et de propositions de réponses, permet de collecter de manière méthodique et standardisée des données essentiellement quantitatives, précises et exploitables, auprès d’individus ciblés en vue d’élaborer une base de données statistique, puis d’analyser les résultats. Il peut être administré directement par l’intermédiaire d’un-e enquêteur-rice (en face à face ou par téléphone) ou indirectement (par envoi postal, électronique ou auto-administré). On présentera les principes et éléments à prendre en compte, ainsi que les étapes nécessaires pour élaborer une stratégie d’enquête et rédiger le questionnaire qui sera l’outil de collecte de ces informations quantifiables.

La formation vise à réfléchir à l’écriture en sciences humaines et sociales comme pratique professionnelle qui prétend rendre compte d’un terrain et de son analyse, et à adopter ainsi un point de vue réflexif sur un aspect crucial du métier de chercheur-e, pourtant souvent trop peu interrogé. En effet, les sciences sociales articulent de multiples opérations de recherche et diverses modalités successives de projection de la réalité sociale qui aboutissent au final à un texte écrit. Au cours de ce processus, de nombreuses formes d’écriture accompagnent les étapes d’un travail savant que sont l’enquête, le journal de terrain, le traitement des matériaux empiriques et leur utilisation dans une analyse – nous nous intéressons ici aux écritures textuelles, en laissant ouverte la question d’autres formes de production ou de restitution (audiovisuelles ou multimédia, par exemple). Plusieurs conversions du monde social en textes sont dès lors possibles, et plusieurs manières de restituer le réel, concurrentes ou complémentaires, sont donc envisageables. Ainsi, écrire est une opération de recherche et de pensée. On se demandera comment on peut lier enquête ethnographique, construction d’une problématique et écriture du réel, mais aussi quelles sont les formes d’acceptabilité disciplinaire de nos écrits.

L’objectif de ce Module de formation doctorale est d’aborder l’entretien dit « ethnographique », tel qu’il est utilisé en sciences sociales, notamment en sociologie et en ethnologie.

L’entretien est une technique d’enquête qualitative qui permet de collecter des informations en interrogeant quelqu’un. Il repose sur une relation/interaction sociale proprement extra-ordinaire, qui peut comporter une part de violence symbolique. Bien différent pourtant de l’interrogatoire de police, il se distingue aussi du questionnaire, en ce que si certaines questions au moins sont formulées d’avance dans un guide d’entretien, des réponses ne sont pas proposées à l’enquêté-e. La technique d’interrogation est cependant plus ou moins directive. Mais si l’enquêteur-rice est amené-e à intervenir, l’enquêté-e va néanmoins pouvoir s’exprimer assez librement. En lien avec la situation et la relation d’enquête, l’entretien est un processus dynamique, qui suppose une écoute active de la part de l’enquêteur-rice, en vue de créer une relation de confiance avec l’enquêté-e. Chaque entretien est unique.

Une fois préparé et recueilli, puis retranscrit précisément, l’entretien doit être analysé et interprété sociologiquement, en s’appuyant sur des extraits saillants, significatifs, « parlants », et en organisant ce commentaire par thèmes – dont la description précise de la situation d’enquête –, en proposant des hypothèses sociologiquement étayées pour expliquer le comportement, le discours, les prises de position, les représentations de l’enquêté-e, en les rapportant systématiquement à ses propriétés et à sa situation sociales.

Il s'agira ici de passer en revue les points importants des différentes phases de l'entretien : sa préparation et sa réalisation, sa retranscription et son analyse.

Module ED SHS et ED STS sur l'improvisation appliquée dans l'enseignement supérieur.

Cet atelier a pour but de former les chercheurs à la vulgarisation et la médiation scientifique ainsi qu’à la mise en valeur de leur recherche grâce à un médium innovant et accessible au plus grand nombre : la bande dessinée.

Ce module leur permettra d’apprendre à synthétiser leur projet de recherche, le scénariser et le mettre en image afin de le présenter à des publics variés dans le cadre de différents événements scientifiques comme la Fête de la Science.

19/04/2021

De nombreux biais cognitifs nous font croire des choses qui n’existent pas réellement et peuvent influencer nos jugements et interprétations, comme chercheurs et comme enseignant. Cette formation vise à donner les clefs pour lutter contre ces biais.

Matinée : présentation des biais

Après-midi : réflexions pratiques sur la mise en place de garde-fous pour éviter les biais dont nous sommes tous victimes.